Message de la famille
Chère famille, chers amis,
C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de François GUIBERT survenu le mercredi 12 novembre 2025 à Annecy. La cérémonie se déroulera le mercredi 19 novembre 2025 à 14h30 à l’adresse suivante : Eglise Notre Dame de Liesse Passage Notre Dame - 74000 Annecy.
Nous vous invitons à utiliser cet espace pour laisser vos condoléances, partager des photos souvenirs, une anecdote ou exprimer vos pensées à travers des poèmes ou des textes. Cet endroit est un lieu d'expression dédié à honorer la mémoire de François GUIBERT.
Oraison en l'honneur de François Guibert
Cher père, cher François, nous voici à nouveau à Notre-Dame ; la première fois, il y a 8 ans, c'était pour célébrer la mémoire d'Ariane, ta femme, notre mère, et grand-mère. Aujourd’hui, c'est pour toi…
Et à cette occasion, beaucoup d'images me reviennent.
La première que j'ai de toi, c'est au bord de la petite piscine gonflable du pavillon familial de Poissy, en maillot de bain en train de me faire des grimaces et de t’amuser avec moi. Je devais avoir trois ans. C'était ton côté clown, enjoué que j'ai toujours connu.
Une autre me vient : tes séances de yoga au petit matin sur la terrasse de notre maison de campagne à Chilly. Tu chantais face au soleil : « Saluons le jour nouveau que ta bonté nous donne, nous demandons, Seigneur, qu'il soit tout plein de toi ». J'avais 6 ans.
Un autre encore, lorsque j’ai 8 ans et que tu m'apprends à faire du vélo, à tenir en équilibre… puis à 10 ans à nager ; je n'ai jamais été précoce dans les activités sportives, un comble pour un fils de maître nageur, professeur d'éducation physique… et kiné passionné du sport.
Sport et santé ont toujours été tes passions. Sport d’abord : tu as pratiqué beaucoup de disciplines, natation, ski alpin, ski de de fonds, course à pied… skate board... là, pour le coup, c'est nous, mon frère, Thibault, et moi qui t'avions initié.
Santé ensuite: tu aimais profondément ton métier de kinésithérapeute, soigner les gens, leur faire du bien était ton objectif. Avoir le bon mot réparateur, et le geste salvateur. Tu avais vraiment un bon contact, dans tous les sens du terme d’ailleurs, par la parole et par les mains. Ces mains qui dessinaient déjà avec finesse ; tu aurais voulu, tu rêvais de devenir graphiste, dessinateur quand tu étais petit. Mais, celles-ci étaient faites pour masser, apaiser les douleurs. Une énergie incroyable passait à travers elles. Et je sais de quoi je cause… certaines douleurs de dos ont été soulagées grâce à ce don, à ton talent...
La santé était d'ailleurs le dénominateur commun de mes parents. Ma mère et mon père se retrouvaient sur ce terrain. Ils parlaient santé et bien-être de leur patients, elle, par le prisme de la naturopathie qu’elle exerçait, et lui par celui des massages et des rééducations prodiguées à ses malades.
Ma mère n'aimait pas le sport, ou tout du moins, mon père allait trop vite à vélo, et la semait (tu as toujours eu le sens de la gagne, un peu trop même)… elle a donc fini par te laisser pratiquer ton sport tout seul le week-end… Ce fut une période annécienne heureuse de plus de 40 ans pour toi, où tu grimpais à vélo tous les cols de la région et de bien d'autres… celui de la Bonette du côté de Barcelonette, le Galibier, le Mont-Ventoux… d'où les photos en plein effort, ici présentes autour de toi.
La passion du vélo date de ton enfance, quand tu pédalais à l'âge de 10 ans sur une bicyclette, 2 fois trop grande pour toi, de Brienon à Armançon, pour rapporter des sacoches remplies de pommes de terres, accrochées au guidon et au porte bagage, destinées à nourrir la famille nombreuse des Guibert. Tu nous en as souvent parlé, car cela t’avait marqué ; au même titre que « La Libération » de 44 que tu vécus, toi le petit garçon de 10 ans, comme une fête, avec la découverte des chewing-gums, donnés généreusement par les G.I aux gamins des alentours, aux yeux écarquillés et à la bouche piaillant de gourmandise. Ce fut tellement une fête que tu ramenas à la maison un G.I pour le déjeuner, à la grande surprise de ta mère, surtout quand celui-ci entonna un gospel en fin de repas.
Ta deuxième passion fut la course à pieds. Tu en gagnas de nombreuses, au grand damne de ma mère, qui ne savait plus où ranger dans l’appartement les coupes et que tu ramenais… Tu voulais tout garder comme un enfant… tu avais une âme d’enfant.
C’est pour cela que tu avais un bon contact avec eux et que tu étais un bon pédagogue ; et je dirais même que tu avais développé un lien privilégie avec ma fille Morgane, dont tu t’es occupé avec ma mère, après le décès de sa maman, Anne. Un grand–père à l'écoute, qui put passer beaucoup de temps avec sa petite-fille. Les bienfaits de la retraite… Tu as pu l'initier à tous les sports. Morgane se souvient encore de ces dimanches à la piscine avec son Sapé ; nom qu'elle avait donné à mon père depuis sa petite enfance. Ma mère c'était Samie, mon père Sapé, logique. Bref avec Sapé, il y eut aussi beaucoup d'échanges et de discussions, sur l’amour, la société, la sagesse vers laquelle tendre, dans un monde conduit par la folie des hommes…
Après la mort brutale de ma mère, choquante pour tous, tu as eu la chance de rester chez toi, grâce à la présence quotidienne de mon frère Thibault, puis des aides à domicile… et ce sur une période de 6 ans.
Hélas Alzheimer s’est invité dans ta fin de vie… t'obligeant à être pris en charge à l'Ehpad de Saint-François, il y a 18 mois. Tu y as vécu bien entouré par les équipes médicales, et les animatrices telles Odile et Géraldine. Tu as continué à faire du vélo d’intérieur, à marcher sans déambulateur, et à faire des petits tours tous les jeudis avec Catherine, ta précieuse et dévouée aide à domicile ; tu as même fait du pédalo, des balades à cheval (plutôt en en calèche)… Tu étais heureux, si j'ose dire, comme un pape. De par ton optimisme et ta vitalité, tu étais devenu une vraie mascotte pour cette maison de retraite. Tu disais à tout le monde de se tenir droit, de redresser le dos en marchant, vieux réflexe du thérapeute philanthrope que tu fus, même si pour certaines petites dames en déambulateur, ce n'était pas si facile à faire.
Quand nous allions te voir, mon frère et moi, tu étais toujours content, nous offrant un petit gâteau, à moitié grignoté ou une boisson pétillante un peu éventée… Tu trouvais toujours trop courtes nos visites… Et certaines te firent encore plus chaud au cœur, notamment celle de tes deux arrières petits-enfants, Sacha et Malo, il y a un an…
Tu vivais heureux à Saint François, presque à en oublier – ironie de l’expression – à en oublier ton Alzheimer…
Mais les chutes, hélas, te le rappelaient… et la dernière te fut fatale. Mauvais coup, à la tête… impossible de récupérer ce cerveau abîmé par le choc. Saignement inopérable. Puis œdème. Tu t’es battu jusqu’au bout, le cœur de sportif à tenu… Entouré des tiens, et avec la photo de ta femme au-dessus de ton lit, veillant sur toi pour cet ultime combat.
Mon père ne parlait pas de la mort, mais pensait qu’un autre monde existe après cette vie terrestre. Son éducation religieuse, avec un an au séminaire, l’avait convaincu… Tu as dû t'y préparer tranquillement de ton côté. Lorsque tu souffrais les derniers temps, tu appelais Ariane, ta femme, notre mère, certainement pour qu'elle t'accueille avec tout son amour, après ton dernier souffle.
Les voilà à présent tous deux réunis, près de la vierge Marie et de Saint-Christophe, l’une priée par ma mère, et l’autre souvent convoqué par mon père. Ils ont retrouvé leurs parents, et amis autour d’un grand banquet, tel celui de Platon, où la connaissance de l’amour et du monde, t’est enfin révélée, sur un plateau d’argent. Sapé, entre deux bouchées et éclats de rires, n’oublie pas de saluer tout le monde : Ariane, Bernard, Alain, Jean-Paul, Anne, Louise, Marius, et bien d’autres. Parmi toute cette tribu retrouvée, mes parents main dans la main, nous sourient et veillent sur nous, enfants, petits- enfants, et arrières petits-enfants, qui cheminons dans le théâtre de nos vies, comme l'écrivit Shakespeare. Que le spectacle continue. Salue l’artiste !
Un service de plantation d’arbre hommage est disponible ici.
Déroulé des obsèques
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