Jo,
J’ai longtemps cherché quoi te dire aujourd’hui… J’ai même imaginé un texte sérieux, puis je me suis rappelée à quel point tu aurais trouvé ça chiant.
Alors forcément, quand je pense à toi, je nous revois d’abord à la Mangeoire. Pas à table, non, mais accoudés au bar ! Toi, assis sur le dernier tabouret, celui sous la télé, où tu t’installais toujours. C’était un peu notre QG. On y a passé des vendredis soirs entiers à refaire le monde, à raconter n’importe quoi, à rire trop fort.
Tu as choisi un jour de fuite d’eau chez nous pour te tirer. Franchement, venant d’un plombier, c’est le comble ! J’étais en train de regarder mon placo se gorger d’eau, déjà prête à prendre mon téléphone pour t’appeler, certaine que tu débarquerais dans peu de temps ! Y’avait même des bières au frais.
Et j’ai appris que cette fois, tu avais décidé de nous laisser avec les tuyaux et le chagrin. Tu vois, pour une dernière blague, tu y es allé un peu fort…
Tu faisais partie de ces amis dont on se dit qu’ils seront toujours là. Pas seulement parce que tu savais tout réparer, mais parce que tu savais surtout être présent. Présent pour un conseil quand quelque chose coinçait dans nos vies, présent pour un coup de main quand on en avait besoin, présent pour une soirée improvisée quand il fallait simplement partager un moment ensemble.
Ça me serre le cœur de te le dire seulement maintenant, mais tu aurais été le parrain idéal pour Octave. La vie nous a donné la bonne personne, et elle a oublié de nous laisser assez de temps pour te poser la question. Mais je te connais : tu aurais dit oui sans hésiter. Tu l’étais déjà un peu dans nos têtes, et sois sûr que tu le resteras pour toujours.
Puis, je veux terminer en te parlant d’elles.
Tu était tellement fier ! D’abord, de Lydie, de la femme que tu avais choisie et que tu aimais profondément. Fier de Cass, de la jeune femme que tu voyais devenir une belle personne. Tu parlais d’elles avec une lumière particulière dans la voix, comme si leur simple existence suffisait à donner du sens à tout le reste.
Alors aujourd’hui, je te fais une promesse simple : nous veillerons sur elles. Nous serons là pour les entourer, les soutenir, les protéger autant que possible. Et surtout, nous remettrons des sourires sur leurs visages. Pas pour effacer ta place, tu es irremplaçable, mais pour que la joie que tu aimais tant leur offrir continue à vivre autour d’elles. Elles pourront compter sur nous, longtemps, tout le temps.
Et tant que nous veillerons sur elles, une part de toi continuera à sourire avec nous.
On t’aime, comme tu aimais ton pickup (je t'ai même déjà entendu lui dire !).
A bientôt, mon ami.